Dans les textes
1221 |
Matéi Visniec La machine Tchekhov
Anton Tchekhov, malade, se rendant au chevet de ses propres créatures... tel est le chemin que nous propose Matéi Visniec pour nous replonger dans l’univers de ce grand auteur qu’il respecte et admire. Une occasion de (re)découvrir ces personnages, tous plus surprenants les uns que les autres, qui ont traversé les siècles sans prendre une ride. Sans doute parce qu’au-delà de leur ancrage dans la réalité, le temps et l’espace d’un monde révolu, ils portaient toute l’universalité et la puissance des petits et grands drames de l’humanité.
|
2005 - 52 pages
4 comédien(s)
3 comédienne(s)
Publié dans le volume 509
|
1222 |
Matéi Visniec Richard III n'aura pas lieu
Meyerhold a reçu l'autorisation de monter "Richard III" car Shakespeare n'est pas un auteur censuré dans ce pays où la révolution s'efforce de créer l'homme nouveau. Oui, mais... la Commission qui supervise l'art mis au service de la révolution trouve que certains signes théâtraux sont confus, voire dangereux. Les comédiens cherchent trop le regard du public, certains accessoires doivent être nettoyés du point de vue idéologique... C'est donc à la démarche artistique du metteur en scène qu'on s'attaque, et aux allusions que cette démarche pourraient susciter...
|
2005 - 53 pages
5 comédien(s)
3 comédienne(s)
Publié dans le volume 508
|
1223 |
Christine Pérès Au commencement du récit
"Cet ouvrage est tout entier consacré aux incipit des romans espagnols les pus contemporains. Les études ici présentées montrent que l’incipit romanesque, espace de transition en acte entre le "non encore écrit" et le "déjà écrit mais non achevé" est parsemé de difficultés, de pièges, d’apparentes transparences et que la transgression peut en être un élément fondamental." Jean Alsina
Ainsi, le propos d’Andrea Del Lungo sur l’incipit qui "constitue le point d’entrée dans l’univers romanesque, un seuil ouvert sur un territoire imaginaire et ignoré du lecteur, qui ne peut que chercher dans le début les repères nécessaires à sa propre exploration" aide-t-il à concevoir que la stratégie et la tactique des incipit romanesques pourront être lues comme métaphore de la communication dans la société et les cultures de l’Espagne actuelle. On verra que c’est le lecteur, à travers l’appel à des opérations complexes et vivantes, qui se place au premier plan et devient l’acteur essentiel.
|
2005 - 224 pages
Publié dans le volume 507
|
1224 |
Dominick Parenteau-Lebeuf Filles de guerres lasses
Vive la Canadienne ! - Fillette, Marie-Paule Marsot rêvait d'être une majorette. De brandir un bâton au son d'une fanfare, les cuisses au vent. Mais fille de féministe, elle a dû passer sa passion de la parade autrement. Cette nuit, alors que dans la forêt laurentienne la chanson Vive la Canadienne ! Retentit, les cuisses ouvertes, elle se souvient. Vices cachés - Un rat sur un plancher de cuisine. Menaçant. A quatre pattes sur la table, Maribel se demande comment ce monstre a pu pénétrer dans son appartement rutilant. La présence animale féconde ses pensées et ses entrailles. Comment l'expulser, à présent ? SI le corps féminin est une maison, alors la femme a ses vices cachés. Nacre C - La poétesse Marie-Laurence Imbeau devient la muse Ellifal Sellif-Selertend à la suite de sa rencontre avec le jeune peintre branché Erod Rineva. Mettant sa poésie en jachère, elle pose pour lui. Commence alors la lente mutation de son épiderme en une somptueuse maladie de peau : le nacre C. Miroir, ô mon miroir, y a-t-il encore quelqu'un derrière cette beauté ? Catwalk, sept voix pour sept voiles - Nous sommes en Galilée, territoire occupé. Salomé, une jeune mannequin palestinienne, s'effondre sur le podium alors qu'elle défile, vêtue de la dernière création du styliste Jean-Baptiste Bensimon : une robe à sept voiles faisant d'elle un symbole de réconciliation. Qui gagnera lorsqu'elle se relèvera ? L'art ou la guerre ?
|
2005 - 45 pages
3 comédien(s)
4 comédienne(s)
Publié dans le volume 513
|
1225 |
Thierry Debroux Cinecittà
Rome 1981. Un jeune homme rencontre son grand-père qu'il n'a jamais vu et dont la famille était sans nouvelle depuis 50 ans. Ces deux êtres ont partagé, sans le savoir, le même rêve : devenir vedette de cinéma. L'un est à la fin de sa vie et n'a rien réussi, l'autre commence, bouleversé par l'image de ce vieil homme qui a traversé les grands films français des années 30 et 40... mais seulement en tant que figurant.
|
2005 - 56 pages
2 comédien(s)
1 comédienne(s)
Publié dans le volume 512
|
1226 |
Anne Moinet / Stéphane Van Hoecke Dis-nous, Grégoire, comment raconter des histoires !
D'abord, un atelier d'écriture de contes pour les enseignants. Ensuite, le projet de création artistique avec les enfants. Inspirées du spectacle Contes d'automne, adapté de l'œuvre de Grégoire Solotareff, des classes ont inventé des contes et peint les portraits de leur personnages pour présenter finalement leurs créations sur la scène. Matière textuelle et picturale pour créer un spectacle théâtrale, par et pour les petits.
|
2005 - 40 pages
Publié dans le volume 511
|
1227 |
Eric Durnez Sokott la bête
Dans un village dévasté par une guerre civile, un théâtre abandonné abrite quelques femmes, vieilles pour la plupart. Leurs pères, fils et époux ont disparu. A la veille de la "fête des moissons" qu'elles entendent célébrer suivant les coutumes ancestrales, se prépare un sacrifice dont la victime unanimement désignée n'est autre que la Générale. Femme de l'ex-dictateur Sokott, elle incarne l'image d'une monstrueuse tyrannie dont les cendres fumantes cachent sans doute quelque Phénix. Dans ce paysage dantesque survient un homme au passé énigmatique pour qui le village ne semble pas avoir de secret. Que vient-il chercher dans ces ruines... ?
|
2005 - 60 pages
3 comédien(s)
3 comédienne(s)
Publié dans le volume 506
|
1228 |
Luc Tartar Estafette - Adieu Bert
Un champ de bataille, devenu lieu du souvenir, et des galeries de mine désaffectées dans lesquelles errent des fantômes. Ces lieux de mémoire sont entretenus par un couple de vieux gardiens, Rose et "Gueule cassée", soldat rescapé des combats qui cache ses blessures sous un casque de mobylette. Ici le temps s'est arrêté, à peine troublé par ces disparus qu'on appelle Antonin, William ou Bert, et dont les corps remontent du passé, laissant apparaître à fleur de terre une blague à tabac, une veste ensanglantée ou un mouchoir en dentelle... un mouchoir... Voilà qui ramène Rose 50 ans en arrière, au moment où le soldat Gus est fusillé sur ordre de l'état-major pour avoir reculé devant l'ennemi... Chut ! Les morts nous parlent. Mais qu'ont-ils à nous dire ?
|
2005 - 52 pages
3 comédien(s)
1 comédienne(s)
Publié dans le volume 504
|
1229 |
Carole Egger Rideau ou la fin du théâtre
Ce quatrième volume, écrit par les chercheurs du groupe "Roswita", interroge l’agencement du final, sa capacité structurelle de modélisation et de transformation de l’œuvre et de sa dimension stylistique. Qui décide de la fin ? Où finit le texte ? Où commence la fin ? Quels rapports entretient-elle avec la dramaturgie ou la signification d’une œuvre ? De quel poids pèsent l’idéologie et le contexte de création sur la détermination des fins ? Les textes contemporains - en majorité hispaniques, mais aussi français - fournissent l’essentiel du corpus étudié dans cet ouvrage. Lorsque certains spécialistes explorent des œuvres appartenant au passé, ils le font depuis une perspective actuelle.
L’analyse révèle que la fragmentation des œuvres, liée à l’esthétique postmoderne, induit des stratégies d’inachèvement et d’incomplétude qui manifestent une indétermination à la fois structurelle et sémantique, laquelle ménage une large place à l’interprétation. Dans la plupart des textes ici, la fin, souvent partielle et incomplète, parfois soumise à de multiples manipulations, s’y révèle néanmoins toujours comme lieu hautement stratégique, originel et essentiel.
|
2005 - 176 pages
Publié dans le volume 493
|
1230 |
Stanislas Cotton Si j'avais su j'aurais fait des chiens
Née dans le beau pays de la liberté, Angéline grandit entre Monsieur et Madame Patatras, ses parents, et son fère Silas "qui a raté son certificat d'aptitude à l'existence"... A 18 ans, sans travail, elle hérite du balai et de la serpillière de sa mère, et de la crasse des autres. Pour échapper à sa petite misère, elle s'engage dans l'armée, mais la malchance lui colle aux semelles puisque son beau pays entre en guerre. Et elle y va, et elle n'aime pas ça du tout. Alors on l'affecte à la garde des "ça", les prisonniers... Son beau pays veut tout savoir, alors elle obéit aux ordres : elle demande... à coup de menaces, de matraques et de sévices. Elle devient experte en calvaire, pour son pays, et parce Dieu est avec elle. Condamnée, chassée de l'armée, on l'emprisonne dans une cellule qu'elle appelle sa cuisine. N'est-ce pas, selon la bonne éducation familiale qu'elle a reçue, l'endroit que les jeunes filles ne devraient jamais quitter ?
|
2005 - 52 pages
2 comédien(s)
2 comédienne(s)
Publié dans le volume 502
|
Précédent | Suivant |